Les Winter X Games ont tenu leurs promesses

            Aspen A tremblé ce week-end face aux performances toujours plus époustouflantes des riders (et surtout des Français !). Pour ne pas vous assommer avec des noms de tricks à coucher dehors et des noms de riders tout aussi compliqués, on va la jouer simple et concis : place au débrief.

 

Ski-Cross et snow-cross

 

Le ski-cross, c’est comme quand on fait la course avec ses copains sur la piste mais en beaucoup plus rapide et technique. Le Frenchie Bastien Midol va chercher l’argent, redorant ainsi son blason de vice-champion du monde (en 2013). Et, chez les femmes, Alizée Baron rapporte une belle décoration avec une 3eme place.

            En snow-cross, la française Nelly Moenne-Loccoz décroche le bronze pour la deuxième année consécutive, elle qui est déjà double vice-championne du monde (2011 et 2015). Car oui, cette année, les filles nous en ont encore mis plein les yeux et personne n’en parle …

 

Les rideuses au sommet

 

            Les filles ont tout autant leur place que Kevin Rolland dans les gros titres et au début des articles, donc on va commencer par là. D’autant plus que, chez les hommes, ca devient de plus en plus compliqué de compter les tours, alors que chez les filles c’est souple et sans accroc, tout dans l’esthétique et dans le style avec des tricks plus simples mais aussi plus propres. A coté de nos deux Françaises, il faut absolument évoquer la victoire de l’américaine Chloé Kim qui s’offre l’or en Superpipe Snowboard, pour la deuxième fois, à seulement … 15 ans. On n’est pas tous nés égaux. En snowboard slopestyle, c’est Spencer O’Brien qui remporte l’or, suivie de Jamie Anderson qui s’offre l’argent après deux mois de rééducation, suite à un accident, et encore une junior de 15 ans, Hailey Langland, qui se hisse à la 3eme marche du podium.

            Vous en voulez encore ? Allons faire un tour du côté du ski slopestyle féminin. Sur la première marche du podium on trouve Kelly Sildaru. Qui ça ? Non rien, juste une Estonienne de 13 ans qui est devenue la plus jeune athlète à accrocher l’or aux X-Games, hommes et femmes confondus. Et, en plus de ça, elle devient la première de son pays à gagner l’or sur cette compétition. Alors que votre petit frère galère sur son étoile de bronze, Kelly dit du ski que c’est un « hobby » et qu’elle s’entraine sur une petite descente à côté de chez elle car « nous n’avons pas de montagnes ». De quoi faire rager les plus grands. le talent n’attend définitivement pas le nombre des années.

            Cette année encore, les femmes ont montré qu’elles n’étaient pas en reste : le niveau était spectaculaire et l’est toujours plus d’année en année. Une une nouvelle génération de rideuses se profile déjà, impétueuse et incroyablement douée.

 

Superpipe Messieurs

 

            Le superpipe, comme son nom l’indique, c’est un grand half-pipe -un grand U- où il faut enchaîner un max de figures avec des murs qui montent à 6-7m. En snowboard, c’est Shaun White le king incontesté, avec plus de 10 médailles en Superpipe au X Games, et qui fait partie des rares a avoir scoré un 100/100. Cette année, les riders n’avaient qu’un seul run pour faire leurs preuves au lieu de 3, la faute aux intempéries. Difficile de s’exprimer en si peu de temps, les sportifs n’avaient pas le droit à l’erreur et la moindre petite chute vous interdisait le podium.

            En snowboard c’est l’américain Matt Hadley qui finit en tête avec un run très propre malgré une main posée au sol sur une réception.

            Et le meilleur pour la fin : en ski notre Kevin Rolland national remporte l’or, 5 ans après sa dernière victoire sur l’épreuve la plus suivie des X Games. Et sur la 3eme marche du podium on retrouve son coéquipier français Ben Valentin, avec qui il a monté de nombreux projets. Kevin devient ainsi le skieur halfpipe le plus titré des X Games. Son run, à voir et à revoir :

 

 

Slopestyle Messieurs

 

            Le slopestyle, c’est une discipline qui trouve ses racines plutôt dans le BMX et le dirt. Le ski et le snowboard s’en sont largement inspirés et en ont fait un classique. C’est comme une grande piste rouge sur laquelle on rajoute des rails, des box et des grosses bosses, et où les riders vont être notés sur l’amplitude, l’originalité, la propreté des tricks et leur style. En snowboard, Shaun White est une fois de plus le maître incontesté avec 8 médailles sur la discipline aux X games.Cette année, le slopestyle a été marqué par un jour plus que blanc qui a entrainé de nombreuses chutes et réceptions approximatives.

            En ski, c’est un Néo-Zélandais Jossi Wells qui rompt la malédiction avec un run maîtrisé malgré des conditions loin d’être optimales. Pourquoi malédiction ? Car monsieur avait déjà été médaillé à quarte reprises aux X Games sans jamais accrocher l’or et, de plus, la Nouvelle-Zélande n’avait pas décroché l’or sur les X games depuis 1997 (et en plus c’était les summer X Games).

            En snowboard, le canadien Mark McMorris s’est porté comme un charme et rafle l’or avec un run à 92,66 (comprendre « un très bon run »). On notera d’ailleurs que les triple corks sont devenu un véritable basique en compétition et que tourner très vite avec la tête en bas à maintes reprises augmente fortement ses chances de podium. Le run de McMorris est un très bon exemple :

 

Photo

X Games

 

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A propos Fanny Guélin

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