La France, terre de rugby

Si 2016 résonne comme l’année du football avec l’Euro sur notre territoire, le rugby a voulu se montrer une dernière fois avant de laisser place à son homologue le ballon rond. A moins d’un mois de l’Euro, le (magnifique) Parc OL accueillait pour la première fois en son sein des matchs de rugby. Et pas des moindres, il s’agissait des finales du Challenger Européen et de la Champions Cup. Pour l’occasion 2 clubs français s’étaient hissés en finale, le Montpellier de Jake White pour la « Coupette » et le Racing des deux Lolo pour l’ancienne H Cup. Et rien de mieux que de retrouver les Anglais en finale pour que la victoire n’en soit que plus belle…

 

Soleil et ciel bleu sur Montpellier

Pourtant si les 2 matchs étaient « à domicile » pour les deux clubs français, les scénarios ont finalement été très différents pour ces deux gros prétendants au sacre dans le Top 14. Vendredi soir, Montpellier se présentait comme favori du match, de par son parcours en Challenge mais surtout de par sa solidité en Top 14. Le club héraultais, fort de son pack très lourd, alignait encore une fois un XV très Sud’Af, avec une surprenante titularisation de L.White au lieu de Paillaugue au poste de n°9 (sans doute pour énerver la plus belle mèche blonde du championnat et compter sur une entrée tonitruante). Si les Harlequins furent comme à leur habitude combattifs et hargneux, à l’image de leur infatigable n°9 Danny Care, le MHR a fini par concasser les petits anglais sans jamais être inquiétés ou presque… Il est vrai que l’essai de Yarde après la 70ème a eu le mérite de relancer un peu le suspense, mais les prestations XXL de Paillaugue et Mogg, tous deux entrés en cours de match, avaient déjà fait la différence. Comble du match, c’est le futur ouvreur montpelliérain Botica qui a dégagé le dernier ballon jouable pour les Quins, un (premier) cadeau pour son nouveau club ? Résultat : 26-19 et un premier trophée pour l’ère Altrad qui brigue un titre national en fin de saison.

 

La grisaille s’installe sur Paris

Si Montpellier a pu ravir le public français la veille, le Racing 92 a connu une journée bien plus compliquée pour sa première finale européenne. Bien sûr, les Saracens sont un adversaire d’une toute autre taille, et qui plus est avec une énorme expérience en Coupe d’Europe, mais on peut néanmoins se demander si les Ciels et Blancs n’auraient pas pu faire mieux avec une équipe à 100% physiquement… Car oui, le Racing a commencé le match avec une équipe à fière allure et avec LE MAGICIEN Dan Carter au poste d’ouvreur. Mais ce dernier a joué blessé toute la partie, l’empêchant de taper au pied et de pouvoir profiter des espaces qui s’ouvraient à lui. Jouer avec un 10 à 50%, c’est difficile et cela devient impossible quand votre n°9 et leader sort sur blessure dès la 20ème minute. Alors non, la défaite ne vient pas que de la charnière, puisqu’il y a eu beaucoup trop de fautes dans les regroupements, un manque de percussion dans les lignes arrières…et surtout des anglais très réalistes sans être forcément dangereux balle en mains. Un joli 100% pour le désormais plus détestable des anglais, O.Farrell, qui offre aux Sarries une Coupe d’Europe en terre gauloise. 21-9, le Racing n’y aura cru que peu de temps sous les trombes d’eau lyonnaises pour sa première finale. Il est maintenant temps de se tourner vers le championnat qui s’annonce dur et qui pourrait se finir sans Daniel Carter.

 

Le 7’s se (ré)invite à Paris

Ce week-end marquait le grand retour du rugby à 7 en France, à quelques mois des JO de Rio. Le gratin des offloads et des culs s’est invité au Stade Jean Bouin pour le plus grand plaisir des supporters bien plus nombreux que prévus. Pour un tournoi à 7 réussi, il faut deux ingrédients, des belles prestations sur le terrain et un public au diapason. Autant vous dire que le tournoi fut un succès. Quelle fête dans les tribunes unissant tambours brésiliens, kop kenyan et une multitude de Gaulois festoyant à la Cervoise ! Ambiance garantie pour un week-end entre amis. Sur le terrain, la France a su ravir le public en finissant en 3ème position, juste derrière les Fidji et les Samoa qui ont complété le podium au terme d’une finale incroyable ! Virimi Vakatawa, le bulldozer français, a ponctué ce week-end d’un titre de MVP avec une nouvelle performance incroyable, éclipsant le temps d’un tournoi les stars Nakarawa ou encore Sonny Bill Williams.

Ludovic Leclercq

 

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